communiqué de rentrée des membres du CDEN 09.11 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Céline G.   
Mardi, 20 Septembre 2011 15:53

COMMUNIQUE DE PRESSE

DES DELEGUES AU CDEN

 

Albi, lundi 12 septembre 2011

 

L’Education Nationale mérite mieux !


Refusant d’avaliser une politique éducative de pénurie et de tableaux de chiffres à virgule, les représentants des parents d’élèves FCPE, de la JPA, de la FEDERTEEP, des DDEN, des organisations syndicales Snuipp-FSU – UNSA Education – Sud Education, du Conseil Général, du Conseil Régional et de l’Association des Maires et des Elus locaux du Tarn ont refusé de siéger au Conseil Départemental de l’Education Nationale.


Depuis le mois de février, ils ont marqué leur refus unanime et collectif de siéger à tous les CDEN dont l’ordre du jour portait sur la carte scolaire. Aujourd’hui encore, par leur décision collégiale, ils estiment s’inscrire dans la cohérence et la continuité de leur décision : Ne pas passer pour les « co-responsables de mesures de fermetures et d’ouvertures de postes d’enseignants du premier degré fondées sur des arguments strictement gestionnaires dictés par les choix politiques gouvernementaux ».


Le budget alloué à l'Éducation nationale pour cette rentrée 2011 prévoit 3400 enseignants de primaire de moins sans aucune baisse du nombre d’élèves, c’est-à-dire de nouvelles fermetures de classes et d’écoles. Il prévoit également la suppression de 6 000 remplaçants en primaire, alors que la pénurie est déjà criante. Le Tarn n’est pas épargné. D’autant qu’à ces mesures, l’Inspection Académique, a ajouté un délai de carence de 48 heures avant l’affectation des moyens de remplacement, hors congés longs.

Combien de petits Tarnais seront ainsi renvoyés dans leur famille ou répartis dans d’autres classes déjà bien chargées en effectif … avec les conséquences pédagogiques que l’on sait… Un délai de carence qui leur semble être en totale opposition avec l’esprit de la note de service (NORMENH102343N) qui vise à supprimer le délai de carence dans le second degré. Ils ont rappelé que les enfants ont à recevoir les heures d’enseignement auxquelles ils ont droit et ce dans les conditions requises pour ces enseignements.


Les délégués en CDEN refusent de cautionner un Etat qui ne considère son Ecole qu’en termes de dépenses publiques, de « coût » pour la société… Là où tous attendent un investissement courageux sur l’avenir pour notre pays ! Le gouvernement serait avisé de se souvenir des conclusions du Conseil d’analyse stratégique proposant d’autres choix budgétaires et de celles de la Cour des comptes insistant sur le coût de l'échec si l'on ne se préoccupe pas mieux des élèves en primaire.


En avril dernier, ces délégués avaient suggéré la création de 167 postes dans le primaire, seule l’ouverture de 12 classes (dont 7 provisoires) est proposée… Nous sommes bien loin du compte.


Dans leur déclaration, collectivement, les délégués en CDEN précisent que ce CDEN de rentrée est une première dans le Tarn et qu’ils ne sauraient être tenus pour responsables du retard provoqué par le report de ce CDEN, aussi bien au sujet des ouvertures de classes qu’à celui des nominations des personnels correspondants.

Mise à jour le Mardi, 20 Septembre 2011 16:05